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Opération solidarité d’été par cinq associations – Ouest France 10/08/2010

31 août / 2010
Ecrit par stephanie Vachon

Les 15 premiers jours d’août, les associations d’aide aux plus démunis sont fermées. Cette année, 50 bénévoles nantais se relayent pour maintenir l’accueil et les distributions alimentaires. « Si tu n’as rien, qu’il n’y a pas d’association, qu’est-ce que tu fais ? » Jean-Charles le sait bien, la première quinzaine d’août est toujours compliquée pour les plus démunis. %%%

À Nantes, les associations d’accueil ou de distribution de repas ont pour habitude de fermer leurs portes deux semaines. À 55 ans, l’homme, sans-abri, à l’allure de vieux loup de mer, le déplore : « En août, il n’y a pas de solutions. À part ce qui se fait ici. » %%% Ici, c’est à la maison d’accueil de jour Francisco-Ferrer, près de la gare de Nantes. Depuis le lundi 2 août, et jusqu’à vendredi 13, une cinquantaine de bénévoles, de plusieurs associations nantaises, se relayent pour pallier ce creux du mois d’août. Cinq, en tout, participent : Brin de causette, Clairefontaine, Écoute de la rue, Fraternité et les Restos du coeur. À la demande de la préfecture et de la Ville de Nantes, elles ont mis en place, pour la première fois, une structure temporaire d’accueil. %%% « C’est quasimentcomme d’habitude » %%% Tous les matins, tout au bout de la rue de la Moutonnerie, le foyer ouvre à ceux qui en ont besoin. Derrière le portail, des tables, des chaises, un salon de thé. Une dizaine de personnes sont installées pour le petit-déjeuner. Café, brioche, jus d’orange. Dans le bâtiment, des bénévoles préparent et livrent des sachets repas. Sandwichs, fruits et produits laitiers. Dehors, le bus des Restos du coeur s’est installé. « Il faut assurer la continuité. » Jean-Pierre Cadio, président de l’association Brin de causette, est chargé de piloter l’opération. « On s’est rendu compte qu’un certain nombre de bénévoles étaient disponibles pendant ces deux semaines. On s’est dit qu’il fallait mettre en commun nos moyens. » Résultat, chaque jour, une soixantaine de personnes passent la porte de la maison d’accueil, contre 30 attendus. Ils y trouvent de la nourriture, mais surtout un endroit où discuter. « Conserver le lien social, c’est le plus important », ajoute Jean-Pierre Cadio. %%% Parmi les personnes attablées, hier, Bruno, la quarantaine, la chemise rentrée dans le pantalon, à la manière d’un employé de banque. « Je viens tous les jours. L’été dernier, je me débrouillais, mais là ça donne un coup de pouce. » Au chômage, il vient tous les jours. Le reste de l’année, il se rend à l’association Brin de causette. « En fait, ici, c’est quasiment comme d’habitude. » %%% L’opération « solidarité » a aussi permis aux bénévoles de ces associations nantaises de se rencontrer. Jean-Pierre Cadio se dit « surpris de l’osmose qui règne dans les équipes. On se connaissait peu ». Jean-Claude, lui, est bénévole pour les Restos du coeur : « on se rend compte qu’on travaille tous pour la même chose, pour aider les gens à s’en sortir ». %%% Jean-Baptiste DURAND. Ouest-France

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