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« À l’écoute de la rue » depuis déjà 15 ans

5 octobre / 2010
Ecrit par stephanie Vachon

L’association nantaise effectue des maraudes quotidiennes pour venir en aide aux sans-abri. Un soutien apprécié des plus démunis. %%% %%% « C’est un anniversaire qu’on aurait préféré ne pas fêter. » Hubert Chalet, retraité, bénévole à la Fraternité À l’écoute de la rue, l’avoue : après quinze ans de lutte contre l’exclusion, le problème est loin d’être réglé. En duo avec Marie, une octogénaire dynamique et enthousiaste, il sillonne chaque semaine les rues de l’agglomération nantaise. L’objectif est simple : recréer des liens sociaux avec les personnes exclues, à la rue. Pour cela, l’association et sa quarantaine de membres actifs ont mis en place un véritable réseau de solidarité. %%% %%%

((/blog-actu/public/.Ecoute_de_la_rue_m.jpg|l’écoute de la rue||l’écoute de la rue, oct. 2010))  » »Moment de solidarité à la laverie, Pascal est entouré de Marie et Hubert, deux bénévoles de l’association. » » %%% %%% « Le plus important, c’est de montrer qu’on leur porte de l’intérêt », explique Hubert, soucieux, à l’heure d’effectuer une nouvelle tournée. Aujourd’hui, le duo Hubert-Marie se dirige vers une laverie de l’ouest de Nantes. Un de leurs collaborateurs, un médecin à la retraite, leur a signalé la présence sur place de deux sans-abri qu’ils connaissent bien. Réfugiés à l’intérieur de l’établissement pour échapper à la pluie, Jean-Noël et Pascal ne sont pas surpris par l’arrivée de la maraude. Ils ont l’habitude de croiser les bénévoles de l’association. %%% %%% « Nous ne sommes pas le Samu Social » %%% %%% Ce qui semble étonner Pascal, c’est la présence de Marie, qu’il ne connaît pas encore. « T’es venue avec ta copine ? » lance-t-il avec humour. Et Hubert de répondre malicieusement : « Marie, c’est notre Soeur Emmanuelle. » Sur le terrain, la situation est plus délicate. L’un des SDF est blessé et refuse de retourner à l’hôpital. Les bénévoles tentent de le rassurer et d’établir un contact amical. « S’il ne veut pas aller au CHU, nous n’allons pas le forcer. Notre rôle, c’est de faciliter les relations avec les autorités de service public. » %%% %%% Les bénévoles l’affirment, les maraudes sont indispensables au travail associatif. Elles sont le premier pas vers une assistance plus importante. « Passez nous voir un de ces jours, vous savez où on est ! » insistent-ils avant de quitter la laverie. Dans ses locaux de la rue d’Aguessau, la Fraternité prend chaque jour le relais des centres sociaux nocturnes. Entre brioches et boissons chaudes, ils tentent d’accompagner les plus démunis dans leurs démarches de réinsertion. %%% %%% Selon Hubert Chalet, il faut une prise de conscience générale sur les dangers de la grande pauvreté. « L’exclusion n’est pas une fatalité, c’est une réalité qu’il faut combattre au quotidien. » C’est également le point de vue du père Jean Tessier, fondateur en 1995 de la Fraternité : « Si l’opinion publique ne se détache pas de l’individualisme, je crains que d’ici 30 ans, on aille à la catastrophe. » %%% %%% (Source : site de Nantesmaville.com – http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_–a-l-ecoute-de-la-rue-depuis-deja-15-ans-_loc-1227000_actu.Htm)

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