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Rezé : que fait-on pour les SDF?

5 novembre / 2010
Ecrit par stephanie Vachon

Assurer les besoins vitaux, maintenir un lien, accompagner vers le retour au logement… Le point sur ce que font les acteurs publics et les associations pour les personnes sans domicile fixe (SDF). %%% %%%

Parler des sans logis, c’est aborder des trajectoires de vie, des situations différentes de personnes qui n’ont pas de chez elles. Tous les cas sont différents mais bien souvent au départ, il y a une cassure : la perte d’un boulot, une rupture familiale. « S’ensuivent la perte du logement, les crédits qu’on ne peut plus rembourser, parfois l’alcool pour oublier », explique Gérard Maray, responsable du Conseil local de prévention et de sécurité (CLPS). Chez les plus jeunes, le schéma est différent : « Adolescents, ils ont quitté leurs parents ou leur foyer, n’ont jamais travaillé. Ils vivent cachés, dans des squats. » %%%%%% %%% Cabossés par la vie, tous connaissent la grande précarité, dorment dehors, dans des véhicules, des tentes, des halls d’immeubles, des porches. Les moins désocialisés trouvent refuge chez des amis, la famille. « La Ville a identifié une quinzaine de Rezéens qui connaissent cette situation », rapporte Erwan Autès, de la direction de l’action sociale. %%% %%% Qui aide les sans domicile fixe (SDF) ? La Ville via son service d’action sociale. « On s’applique à maintenir un lien, on leur fournit une adresse administrative pour faire valoir leurs droits civils, civiques et sociaux (notamment le RSA). On leur donne des bons alimentaires. Puis, on les accompagne vers un retour au logement. » Un parcours souvent long et semé d’embûches car il n’est pas si simple de sortir de la rue. %%% %%% Les médiateurs municipaux du conseil local de prévention et de sécurité (CLPS) et du service réglementation sont aussi en contact permanent avec les SDF. « Nous sommes alertés par un habitant ou par une structure. Nous allons sur le terrain, rencontrons la personne, faisons un point sur sa situation, l’informons des différentes aides et souvent l’accompagnons jusqu’à la mairie pour démystifier l’administration. » Certains acceptent cette aide. D’autres non. Mais, on ne peut contraindre personne à accepter une aide, à être hébergée. « On touche là au droit individuel », ajoute Michelle Garry, responsable du samu social. %%% %%% Il existe 139 places en hébergement d’urgence dans l’agglomération nantaise. Par temps froid, 14 s’ouvrent en plus. Par grand froid, 30 autres. Financé par l’Etat, les Villes et le Département, le samu social va vers les personnes qui ne demandent rien, pour les inviter à prendre soin d’elles. Son équipe passe tous les soirs de l’année dans les rues et intervient aussi en journée du lundi au vendredi. Donne une couverture, un café, oriente les SDF vers des sites d’urgence sociale. « Un travail de lien conséquent pour aboutir à ce que la personne accepte d’aller à la Maison pour la convivialité, d’aller à la PASS pour des soins infirmiers, d’aller à la halte de nuit pour se protéger… Nous sommes entre l’assistance et la responsabilisation. Lorsque la personne est mal, on l’assiste. Lorsqu’elle va mieux, on l’aide à se responsabiliser », ajoute Michelle Garry. L’an passé, le samu social a réalisé plus de 200 rencontres avec les SDF à Rezé, et 2000 à Nantes. %%% %%% Un autre acteur intervient auprès des exclus de la rue, il s’agit de l’équipe mobile psychiatrie précarité Sud-Loire du centre hospitalier de Montbert en place depuis deux ans. « Nous effectuons des permanences hebdomadaires à la Maison et à l’épicerie sociale, lieux fréquentés par les personnes en difficulté, et intervenons sur demande », rapporte Sébastien Morandeau, infirmier. Auprès des exclus, ils repèrent leurs problèmes de soins et les orientent vers un dispositif de soins. Auprès des bénévoles ou professionnels, ils apportent soutien, conseil et formation. « Seuls, on n’est rien », ont confié le samu social, Trajet, l’équipe mobile psychiatrie précarité, les services de la Ville. « On se connaît tous très bien et on sait les champs de compétence de chacun. Grâce à ce partenariat on peut construire une réponse adaptée à la personne, si elle le souhaite… », conclut Irène Petiteau, directrice de l’association Trajet. %%% %%% (Source : site internet de Rezé – http://www.reze.fr/Solidarite-Personnes-agees/Que-fait-on-pour-les-SDF)

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