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Toit à Moi au Grand Prix de la Finance Solidaire

16 novembre / 2010
Ecrit par stephanie Vachon

Notre envoyée spéciale, journaliste et membre de toit à moi s’est proposée pour couvrir le grand prix de la finance solidaire, organisé par le journal le monde. Lætitia nous livre ses impressions et cet article.

__Toit à Moi au Grand Prix de la Finance Solidaire__ Toit à Moi a concouru à la première édition du Grand Prix de la Finance Solidaire parmi 110 candidats. Deux membres de l’association étaient présents à la cérémonie de la remise des prix qui s’est tenue le 4 novembre dernier au siège du Monde. Pas de prix mais une expérience enrichissante et un optimisme renforcé pour l’avenir.%%% %%% %%% ((/blog-actu/public/.Grand_Prix_Finance_Solidaire_m.jpg|Grand_Prix_Finance_Solidaire.jpg|C|Grand_Prix_Finance_Solidaire.jpg, nov. 2010))%%% Les premiers Grands Prix de la Finance Solidaire ont été remis dans le cadre de la semaine de la Finance Solidaire dont l’objectif est de promouvoir une finance responsable qui réalise des profits en respectant des critères sociaux et environnementaux. Quatre projets solidaires ont été récompensés par une dotation financière de 5000 euros. Lauréat catégorie « Moins de 10 salariés » : EHD Créé en 2003 par Bernard Devert, un ancien agent immobilier devenu prêtre, Entreprendre pour humaniser la dépendance (EHD) est une société coopérative à capital variable qui achète, rénove et construit des bâtiments destinés à accueillir des personnes âgées dépendantes. En sept ans, une dizaine de maisons de retraite ont vu le jour. Lauréat catégorie « De 10 à 50 salariés » : Websourd Basée à Toulouse, Websourd est une société coopérative qui développe des systèmes de haute technologie permettant aux sourds de téléphoner (grâce à un opérateur qui traduit les propos en langue des signes), de communiquer avec les administrations ou d’accéder à l’actualité sur un site Internet. Lauréat catégorie « Plus de 50 salariés » : Halage Créée en Seine-Saint-Denis il y a quinze ans, l’association Halage propose à des personnes en difficulté des contrats d’insertion sur ses chantiers (entretien d’espaces verts, aménagement de talus ferroviaires…). Elle a, en quinze ans d’existence, employé près de 800 personnes en difficulté sur ses chantiers d’insertion. Depuis 2003, un centre de formation permet à ses salariés d’obtenir un certificat d’aptitude professionnelle « travaux paysagers ». Lauréat catégorie « Coup de cœur » : Croc la vie Anthony Béharelle a fondé Croc la vie en 2009. Son idée ? Proposer des repas bio aux crèches, une activité délaissée par les grands groupes de restauration collective. Un an après sa création, cette société anonyme à responsabilité limitée (SARL) fournit 260 repas par jour à une dizaine de crèches de la métropole lilloise.%%% %%% %%% ((/blog-actu/public/.Grand_Prix_Finance_Solidaire-6_m.jpg|Grand_Prix_Finance_Solidaire-6.jpg|C|Grand_Prix_Finance_Solidaire-6.jpg, nov. 2010))%%% __Progression prometteuse de Toit à Moi%%%__ Si Toit à Moi n’a reçu aucun prix, sa participation au trophée représente néanmoins un signe encourageant de sa progression. En gagnant en maturité, l’association aura toutes ses chances de faire partie des lauréats lors les prochaines éditions. Pour être sélectionnés, les 110 candidats en lice doivent remplir des critères relatifs à l’histoire et à l’originalité du projet, à la plus value sociale apportée à la localité, à la notoriété, à la santé financière et à la capacité à convaincre les banquiers… Après trois ans et demi d’existence, Toit à Moi peut être fière de son évolution. Forte de ses partenariats et de son équipe de 17 bénévoles et de 118 parrains, l’association accompagne aujourd’hui trois personnes – dont une bénéficiaire qui a trouvé un emploi – et s’apprête à acquérir un troisième logement. Pour parvenir à ces résultats, l’association, qui compte pour l’instant une salariée, s’est appuyée sur un réseau d’acteurs solidaires. Parmi eux, l’entreprise Bel’M et ses employés, le CRES Pays de Loire, le fond social européen ou encore la société financière de la NEF dont l’assistance a été cruciale lors de l’achat des premiers appartements. Sans cette aide financière, les projets solidaires ne pourraient voir le jour, tel est le message de l’association Finansol qui organise chaque année une semaine de mobilisation nationale pour faire connaître cette autre finance à travers des manifestations publiques à Paris et dans plusieurs villes de province.%%% __L’autre finance gagne du terrain%%%__ Depuis le début des années 1980, on assiste au développement d’une large gamme de placements qui permettent d’épargner solidaire. Qu’ils s’agissent de livrets de partage, de Sicav, d’assurance-vie, de fonds d’épargne salariale ou de souscription de parts d’entreprises solidaires, les épargnants sont de plus en plus nombreux à faire fructifier leur argent tout en permettant à des personnes en difficulté de trouver un logement ou un emploi. Bien moins rentable que le marché de la finance classique, ce marché émergent croît pourtant à un rythme soutenu. Rien qu’en 2009, l’encours des produits d’épargne solidaire a augmenté de 47 % pour atteindre 2,4 milliards d’euros. Une progression fort encourageante d’après François de Witt, président de Finansol, convaincu que « ces ruisseaux solidaires vont bientôt devenir des rivières. » Afin de sensibiliser les épargnants, Claude Alphandery, fondateur de France Active et président du jury du Grand Prix de la Finance, a exhorté les journalistes spécialisés dans la finance à raconter de belles histoires au lieu de continuer à décrire des produits financiers. Il a profité de l’occasion pour saluer la capacité des 110 entrepreneurs en lice à allier une profonde générosité et une rigueur de gestion. Un compliment qui s’adresse donc à Denis Castin et à Gwen Morvan, les fondateurs de Toit à Moi, qui maintiennent le cap contre vents et marées avec le même enthousiasme et la même pugnacité qu’au début. Laëtitia Scuiller