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Portrait de Souleymane dans son logement tremplin toit à moi

Souleymane - « J’ai connu la grande solitude. Maintenant, je peux enfin accueillir ma fille “chez moi” »

Témoignage
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Souleymane a été sans-abri 3 ans avant de croiser la route de Toit à Moi à Nantes. 3 années de galères, de solitude et de sentiment de honte qu’il apprend peu à peu à mettre derrière lui. Jeune papa, il a toujours eu un objectif qui l’a aidé à tenir : garder le lien avec sa fille, et pouvoir l’accueillir “chez lui”. Pour Toit à Moi, il raconte son quotidien de sans abri, ses émotions lorsqu’il a appris qu’un logement était disponible, et ses espoirs pour la suite. 

 

La descente aux enfers 

« Je m'appelle Souleymane, ça fait 3 ans que je suis accompagné par Toit à Moi. 

Suite à une séparation, je me suis retrouvé à la rue, pendant 3 ans. C’était difficile de voir ma fille pendant cette période, j’étais “jeune père” et “jeune SDF” en même temps, et les deux ensemble ça ne fait pas la paire. 

Pendant un moment je n’ai plus donné de nouvelles à ma famille, elle n’était pas au courant de ma situation et pensait que tout allait bien. Mais ça n’allait pas, j'étais perdu, je n’avais pas “d’ange gardien” qui m’aide à remonter à la surface. On a quelque part une sorte de fierté de vouloir résoudre le problème soi-même, sans demander l'aide de personne. J'ai essayé, mais quand tu es tout seul, dans la rue, c’est très compliqué.  

 

À quoi ressemble le quotidien d’une personne sans abri ? 

Mon quotidien à la rue ? La première chose que tu fais quand tu te lèves, c’est de trouver un endroit pour te laver. Parce que quand tu es propre, tu te sens aussi “propre” dans la tête. À cette époque, il y avait un bain-douche où tu pouvais te laver et aussi prendre un café. Après, à partir de 11h, c'est une “petite tranche de galère” parce qu’il n’y a pas de lieu d’accueil, rien. À 12h30, j’allais dans un restaurant social qui sert des repas aux personnes en précarité, là aussi il y avait la queue. Parfois tu ne peux même pas y accéder tellement il y a de monde, ça créé des tensions avec les “habitués”. Quand moi je suis arrivé, j’étais un nouveau, j’avais peur d’y aller alors j’attendais la fin du service. Mais parfois à la fin, y’avait plus rien à manger. Et ensuite, j’étais occupé à chercher un endroit tranquille pour dormir le soir, pouvoir poser mes bagages. J’avais un grand sac à dos avec toutes mes affaires, et certaines affaires de ma fille. 

La nuit, c’est très long. Il n’y a plus l’agitation de la fin de journée, avec les gens qui sortent du travail, boivent des verres en terrasse, avec qui tu peux parler un peu. La nuit tu sais que tout le monde est chez eux, dans leur confort. La vraie solitude, c'est quand tu sais que les transports en commun ont terminé leur service et que toi tu es à l’arrêt de bus en train d’attendre que le temps passe, blotti dans ton duvet. Le plus dur dans la rue c’est ça, la solitude. Parce que quand tu es tout seul, tu es face à tes problèmes, le silence est lourd, tu réfléchis en permanence à ce que tu pourrais faire pour que le lendemain soit une meilleure journée. 

 

Les bonnes rencontres, les premiers espoirs  

J’ai eu la chance, dans ma malchance, de rencontrer des personnes qui faisaient des maraudes, comme l'Écoute de la rue ou La Cloche. Elles passent en ville avec des petits repas chauds, parfois des produits d’hygiène. Pendant le Covid, elles étaient là aussi pour nous donner des masques ou des dérogations, parce que parfois la police me demandait ce que je faisais dehors pendant le confinement... J’ai rencontré Toit à Moi, par l’intermédiaire de l’association Permis de Construire qui a proposé mon dossier pour un logement. Dans mon dossier j’avais écrit que ma priorité c’était de pouvoir revoir ma fille, et de m’en sortir. 

Et ça a marché. Toit à Moi a accepté ma “candidature”, ils m’ont écouté alors que j’avais perdu tout espoir. C’était comme gagner au loto mais ne pas pouvoir y croire, même avec le ticket gagnant dans la main ! Ça m’a enlevé un poids, mais... Comment vous décrire mon état ? D’un côté j’étais heureux, d’un autre j’étais inquiet car je ne savais pas ce qui m’attendait pour la suite. Dans la rue, penser à l’endroit où dormir, essayer de régler ses problèmes, ça vous occupe la journée, ça vous empêche de ruminer, ça casse l’ennui. Mais une fois les problèmes maitrisés, j’allais trouver quoi derrière ? C’était l’inconnu. 

 

Retrouver ses marques, ça prend du temps 

Quand j’ai rejoint Toit à Moi, la responsable de l’action a pris le temps de voir avec moi le règlement, les objectifs que l’on s’est fixés pour que je m’en sorte. C’est une sorte de contrat moral entre moi et Toit à Moi. Je ne pensais pas que j’allais avoir l’appartement tout de suite, j’avais prévu de cacher mon sac dans un endroit secret mais on m’a dit de venir avec mes affaires parce que... l’appartement était déjà disponible ! On m’a dit « voilà, on va te déposer dans “ton chez toi” » et un bénévole m’y a conduit. Ça m’a fait vraiment très très bizarre. Je m’attendais pas du tout à dormir au chaud tout de suite après avoir signé le contrat.  

La première semaine a été un peu compliquée parce qu’il fallait s’adapter. Comment vous dire ? C’est comme si tout à coup vous aviez un château et on vous laisse seul dedans. On ne sait pas quoi faire, c’est stressant, le silence est inhabituel, au départ ce n’est pas un silence rassurant. Pouvoir laisser son sac et savoir que dans 3 heures il sera toujours là ? C’était inhabituel pour moi. C’est pour ça que c’est bien qu’on soit entouré par Toit à Moi à ce moment-là.  

J’ai enfin pu dire à ma fille : voilà, au lieu de se donner rendez-vous à la gare, dans un parc ou ailleurs, je vais pouvoir te donner rendez-vous “chez moi”. Le fait de pouvoir utiliser l’expression “chez moi” ça a vraiment changé quelque chose. 

Préparer demain 

Mon état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très confiant, ça n’aurait pas été le cas sans l’association. J’ai pu travailler sur moi-même et sur d’autres problèmes, ne pas reperdre pied. Mes objectifs c’est de pouvoir avoir mon appartement à moi, garder le lien avec ma fille et trouver un travail. Je suis inscrit dans plusieurs boîte d’intérim. Il y a encore des moments difficiles, quand j’étais à la rue les périodes des fêtes ou les jours fériés c’était les plus dures, aujourd’hui j’ai appris à les apprécier. Entre le logement et le lien avec ma fille, j’ai pu réapprécier des moments du quotidien classique, simple. La vie, quoi. »

Souleymane, aboubacar et clovis

Souleymane, Aboubacar (également accompagné par l'antenne) et Clovis (responsable de l'action), lors d'une sortie à la mer

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Grâce à vous

♥  Si cette belle histoire a été possible, c'est grâce au courage de Souleymane, mais aussi aux parrains et marraines qui nous font confiance et nous permettent d'accueillir et d'accompagner des personnes en difficulté dans des logements, le temps qu'il leur faut pour se reconstruire.

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Portrait de Souleymane dans son logement tremplin toit à moi

Souleymane - « J’ai connu la grande solitude. Maintenant, je peux enfin accueillir ma fille “chez moi” »

Témoignage
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Souleymane a été sans-abri 3 ans avant de croiser la route de Toit à Moi à Nantes. 3 années de galères, de solitude et de sentiment de honte qu’il apprend peu à peu à mettre derrière lui. Jeune papa, il a toujours eu un objectif qui l’a aidé à tenir : garder le lien avec sa fille, et pouvoir l’accueillir “chez lui”. Pour Toit à Moi, il raconte son quotidien de sans abri, ses émotions lorsqu’il a appris qu’un logement était disponible, et ses espoirs pour la suite. 

 

La descente aux enfers 

« Je m'appelle Souleymane, ça fait 3 ans que je suis accompagné par Toit à Moi. 

Suite à une séparation, je me suis retrouvé à la rue, pendant 3 ans. C’était difficile de voir ma fille pendant cette période, j’étais “jeune père” et “jeune SDF” en même temps, et les deux ensemble ça ne fait pas la paire. 

Pendant un moment je n’ai plus donné de nouvelles à ma famille, elle n’était pas au courant de ma situation et pensait que tout allait bien. Mais ça n’allait pas, j'étais perdu, je n’avais pas “d’ange gardien” qui m’aide à remonter à la surface. On a quelque part une sorte de fierté de vouloir résoudre le problème soi-même, sans demander l'aide de personne. J'ai essayé, mais quand tu es tout seul, dans la rue, c’est très compliqué.  

 

À quoi ressemble le quotidien d’une personne sans abri ? 

Mon quotidien à la rue ? La première chose que tu fais quand tu te lèves, c’est de trouver un endroit pour te laver. Parce que quand tu es propre, tu te sens aussi “propre” dans la tête. À cette époque, il y avait un bain-douche où tu pouvais te laver et aussi prendre un café. Après, à partir de 11h, c'est une “petite tranche de galère” parce qu’il n’y a pas de lieu d’accueil, rien. À 12h30, j’allais dans un restaurant social qui sert des repas aux personnes en précarité, là aussi il y avait la queue. Parfois tu ne peux même pas y accéder tellement il y a de monde, ça créé des tensions avec les “habitués”. Quand moi je suis arrivé, j’étais un nouveau, j’avais peur d’y aller alors j’attendais la fin du service. Mais parfois à la fin, y’avait plus rien à manger. Et ensuite, j’étais occupé à chercher un endroit tranquille pour dormir le soir, pouvoir poser mes bagages. J’avais un grand sac à dos avec toutes mes affaires, et certaines affaires de ma fille. 

La nuit, c’est très long. Il n’y a plus l’agitation de la fin de journée, avec les gens qui sortent du travail, boivent des verres en terrasse, avec qui tu peux parler un peu. La nuit tu sais que tout le monde est chez eux, dans leur confort. La vraie solitude, c'est quand tu sais que les transports en commun ont terminé leur service et que toi tu es à l’arrêt de bus en train d’attendre que le temps passe, blotti dans ton duvet. Le plus dur dans la rue c’est ça, la solitude. Parce que quand tu es tout seul, tu es face à tes problèmes, le silence est lourd, tu réfléchis en permanence à ce que tu pourrais faire pour que le lendemain soit une meilleure journée. 

 

Les bonnes rencontres, les premiers espoirs  

J’ai eu la chance, dans ma malchance, de rencontrer des personnes qui faisaient des maraudes, comme l'Écoute de la rue ou La Cloche. Elles passent en ville avec des petits repas chauds, parfois des produits d’hygiène. Pendant le Covid, elles étaient là aussi pour nous donner des masques ou des dérogations, parce que parfois la police me demandait ce que je faisais dehors pendant le confinement... J’ai rencontré Toit à Moi, par l’intermédiaire de l’association Permis de Construire qui a proposé mon dossier pour un logement. Dans mon dossier j’avais écrit que ma priorité c’était de pouvoir revoir ma fille, et de m’en sortir. 

Et ça a marché. Toit à Moi a accepté ma “candidature”, ils m’ont écouté alors que j’avais perdu tout espoir. C’était comme gagner au loto mais ne pas pouvoir y croire, même avec le ticket gagnant dans la main ! Ça m’a enlevé un poids, mais... Comment vous décrire mon état ? D’un côté j’étais heureux, d’un autre j’étais inquiet car je ne savais pas ce qui m’attendait pour la suite. Dans la rue, penser à l’endroit où dormir, essayer de régler ses problèmes, ça vous occupe la journée, ça vous empêche de ruminer, ça casse l’ennui. Mais une fois les problèmes maitrisés, j’allais trouver quoi derrière ? C’était l’inconnu. 

 

Retrouver ses marques, ça prend du temps 

Quand j’ai rejoint Toit à Moi, la responsable de l’action a pris le temps de voir avec moi le règlement, les objectifs que l’on s’est fixés pour que je m’en sorte. C’est une sorte de contrat moral entre moi et Toit à Moi. Je ne pensais pas que j’allais avoir l’appartement tout de suite, j’avais prévu de cacher mon sac dans un endroit secret mais on m’a dit de venir avec mes affaires parce que... l’appartement était déjà disponible ! On m’a dit « voilà, on va te déposer dans “ton chez toi” » et un bénévole m’y a conduit. Ça m’a fait vraiment très très bizarre. Je m’attendais pas du tout à dormir au chaud tout de suite après avoir signé le contrat.  

La première semaine a été un peu compliquée parce qu’il fallait s’adapter. Comment vous dire ? C’est comme si tout à coup vous aviez un château et on vous laisse seul dedans. On ne sait pas quoi faire, c’est stressant, le silence est inhabituel, au départ ce n’est pas un silence rassurant. Pouvoir laisser son sac et savoir que dans 3 heures il sera toujours là ? C’était inhabituel pour moi. C’est pour ça que c’est bien qu’on soit entouré par Toit à Moi à ce moment-là.  

J’ai enfin pu dire à ma fille : voilà, au lieu de se donner rendez-vous à la gare, dans un parc ou ailleurs, je vais pouvoir te donner rendez-vous “chez moi”. Le fait de pouvoir utiliser l’expression “chez moi” ça a vraiment changé quelque chose. 

Préparer demain 

Mon état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très confiant, ça n’aurait pas été le cas sans l’association. J’ai pu travailler sur moi-même et sur d’autres problèmes, ne pas reperdre pied. Mes objectifs c’est de pouvoir avoir mon appartement à moi, garder le lien avec ma fille et trouver un travail. Je suis inscrit dans plusieurs boîte d’intérim. Il y a encore des moments difficiles, quand j’étais à la rue les périodes des fêtes ou les jours fériés c’était les plus dures, aujourd’hui j’ai appris à les apprécier. Entre le logement et le lien avec ma fille, j’ai pu réapprécier des moments du quotidien classique, simple. La vie, quoi. »

Souleymane, aboubacar et clovis

Souleymane, Aboubacar (également accompagné par l'antenne) et Clovis (responsable de l'action), lors d'une sortie à la mer

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Souleymane a été sans-abri 3 ans avant de croiser la route de Toit à Moi à Nantes. 3 années de galères, de solitude et de sentiment de honte qu’il apprend peu à peu à mettre derrière lui. Jeune papa, il a toujours eu un objectif qui l’a aidé à tenir : garder le lien avec sa fille, et pouvoir l’accueillir “chez lui”. Pour Toit à Moi, il raconte son quotidien de sans abri, ses émotions lorsqu’il a appris qu’un logement était disponible, et ses espoirs pour la suite. 

 

La descente aux enfers 

« Je m'appelle Souleymane, ça fait 3 ans que je suis accompagné par Toit à Moi. 

Suite à une séparation, je me suis retrouvé à la rue, pendant 3 ans. C’était difficile de voir ma fille pendant cette période, j’étais “jeune père” et “jeune SDF” en même temps, et les deux ensemble ça ne fait pas la paire. 

Pendant un moment je n’ai plus donné de nouvelles à ma famille, elle n’était pas au courant de ma situation et pensait que tout allait bien. Mais ça n’allait pas, j'étais perdu, je n’avais pas “d’ange gardien” qui m’aide à remonter à la surface. On a quelque part une sorte de fierté de vouloir résoudre le problème soi-même, sans demander l'aide de personne. J'ai essayé, mais quand tu es tout seul, dans la rue, c’est très compliqué.  

 

À quoi ressemble le quotidien d’une personne sans abri ? 

Mon quotidien à la rue ? La première chose que tu fais quand tu te lèves, c’est de trouver un endroit pour te laver. Parce que quand tu es propre, tu te sens aussi “propre” dans la tête. À cette époque, il y avait un bain-douche où tu pouvais te laver et aussi prendre un café. Après, à partir de 11h, c'est une “petite tranche de galère” parce qu’il n’y a pas de lieu d’accueil, rien. À 12h30, j’allais dans un restaurant social qui sert des repas aux personnes en précarité, là aussi il y avait la queue. Parfois tu ne peux même pas y accéder tellement il y a de monde, ça créé des tensions avec les “habitués”. Quand moi je suis arrivé, j’étais un nouveau, j’avais peur d’y aller alors j’attendais la fin du service. Mais parfois à la fin, y’avait plus rien à manger. Et ensuite, j’étais occupé à chercher un endroit tranquille pour dormir le soir, pouvoir poser mes bagages. J’avais un grand sac à dos avec toutes mes affaires, et certaines affaires de ma fille. 

La nuit, c’est très long. Il n’y a plus l’agitation de la fin de journée, avec les gens qui sortent du travail, boivent des verres en terrasse, avec qui tu peux parler un peu. La nuit tu sais que tout le monde est chez eux, dans leur confort. La vraie solitude, c'est quand tu sais que les transports en commun ont terminé leur service et que toi tu es à l’arrêt de bus en train d’attendre que le temps passe, blotti dans ton duvet. Le plus dur dans la rue c’est ça, la solitude. Parce que quand tu es tout seul, tu es face à tes problèmes, le silence est lourd, tu réfléchis en permanence à ce que tu pourrais faire pour que le lendemain soit une meilleure journée. 

 

Les bonnes rencontres, les premiers espoirs  

J’ai eu la chance, dans ma malchance, de rencontrer des personnes qui faisaient des maraudes, comme l'Écoute de la rue ou La Cloche. Elles passent en ville avec des petits repas chauds, parfois des produits d’hygiène. Pendant le Covid, elles étaient là aussi pour nous donner des masques ou des dérogations, parce que parfois la police me demandait ce que je faisais dehors pendant le confinement... J’ai rencontré Toit à Moi, par l’intermédiaire de l’association Permis de Construire qui a proposé mon dossier pour un logement. Dans mon dossier j’avais écrit que ma priorité c’était de pouvoir revoir ma fille, et de m’en sortir. 

Et ça a marché. Toit à Moi a accepté ma “candidature”, ils m’ont écouté alors que j’avais perdu tout espoir. C’était comme gagner au loto mais ne pas pouvoir y croire, même avec le ticket gagnant dans la main ! Ça m’a enlevé un poids, mais... Comment vous décrire mon état ? D’un côté j’étais heureux, d’un autre j’étais inquiet car je ne savais pas ce qui m’attendait pour la suite. Dans la rue, penser à l’endroit où dormir, essayer de régler ses problèmes, ça vous occupe la journée, ça vous empêche de ruminer, ça casse l’ennui. Mais une fois les problèmes maitrisés, j’allais trouver quoi derrière ? C’était l’inconnu. 

 

Retrouver ses marques, ça prend du temps 

Quand j’ai rejoint Toit à Moi, la responsable de l’action a pris le temps de voir avec moi le règlement, les objectifs que l’on s’est fixés pour que je m’en sorte. C’est une sorte de contrat moral entre moi et Toit à Moi. Je ne pensais pas que j’allais avoir l’appartement tout de suite, j’avais prévu de cacher mon sac dans un endroit secret mais on m’a dit de venir avec mes affaires parce que... l’appartement était déjà disponible ! On m’a dit « voilà, on va te déposer dans “ton chez toi” » et un bénévole m’y a conduit. Ça m’a fait vraiment très très bizarre. Je m’attendais pas du tout à dormir au chaud tout de suite après avoir signé le contrat.  

La première semaine a été un peu compliquée parce qu’il fallait s’adapter. Comment vous dire ? C’est comme si tout à coup vous aviez un château et on vous laisse seul dedans. On ne sait pas quoi faire, c’est stressant, le silence est inhabituel, au départ ce n’est pas un silence rassurant. Pouvoir laisser son sac et savoir que dans 3 heures il sera toujours là ? C’était inhabituel pour moi. C’est pour ça que c’est bien qu’on soit entouré par Toit à Moi à ce moment-là.  

J’ai enfin pu dire à ma fille : voilà, au lieu de se donner rendez-vous à la gare, dans un parc ou ailleurs, je vais pouvoir te donner rendez-vous “chez moi”. Le fait de pouvoir utiliser l’expression “chez moi” ça a vraiment changé quelque chose. 

Préparer demain 

Mon état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très confiant, ça n’aurait pas été le cas sans l’association. J’ai pu travailler sur moi-même et sur d’autres problèmes, ne pas reperdre pied. Mes objectifs c’est de pouvoir avoir mon appartement à moi, garder le lien avec ma fille et trouver un travail. Je suis inscrit dans plusieurs boîte d’intérim. Il y a encore des moments difficiles, quand j’étais à la rue les périodes des fêtes ou les jours fériés c’était les plus dures, aujourd’hui j’ai appris à les apprécier. Entre le logement et le lien avec ma fille, j’ai pu réapprécier des moments du quotidien classique, simple. La vie, quoi. »

Souleymane, aboubacar et clovis

Souleymane, Aboubacar (également accompagné par l'antenne) et Clovis (responsable de l'action), lors d'une sortie à la mer

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Grâce à vous

♥  Si cette belle histoire a été possible, c'est grâce au courage de Souleymane, mais aussi aux parrains et marraines qui nous font confiance et nous permettent d'accueillir et d'accompagner des personnes en difficulté dans des logements, le temps qu'il leur faut pour se reconstruire.

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Portrait de Souleymane dans son logement tremplin toit à moi

Souleymane - « J’ai connu la grande solitude. Maintenant, je peux enfin accueillir ma fille “chez moi” »

Témoignage
,

Souleymane a été sans-abri 3 ans avant de croiser la route de Toit à Moi à Nantes. 3 années de galères, de solitude et de sentiment de honte qu’il apprend peu à peu à mettre derrière lui. Jeune papa, il a toujours eu un objectif qui l’a aidé à tenir : garder le lien avec sa fille, et pouvoir l’accueillir “chez lui”. Pour Toit à Moi, il raconte son quotidien de sans abri, ses émotions lorsqu’il a appris qu’un logement était disponible, et ses espoirs pour la suite. 

 

La descente aux enfers 

« Je m'appelle Souleymane, ça fait 3 ans que je suis accompagné par Toit à Moi. 

Suite à une séparation, je me suis retrouvé à la rue, pendant 3 ans. C’était difficile de voir ma fille pendant cette période, j’étais “jeune père” et “jeune SDF” en même temps, et les deux ensemble ça ne fait pas la paire. 

Pendant un moment je n’ai plus donné de nouvelles à ma famille, elle n’était pas au courant de ma situation et pensait que tout allait bien. Mais ça n’allait pas, j'étais perdu, je n’avais pas “d’ange gardien” qui m’aide à remonter à la surface. On a quelque part une sorte de fierté de vouloir résoudre le problème soi-même, sans demander l'aide de personne. J'ai essayé, mais quand tu es tout seul, dans la rue, c’est très compliqué.  

 

À quoi ressemble le quotidien d’une personne sans abri ? 

Mon quotidien à la rue ? La première chose que tu fais quand tu te lèves, c’est de trouver un endroit pour te laver. Parce que quand tu es propre, tu te sens aussi “propre” dans la tête. À cette époque, il y avait un bain-douche où tu pouvais te laver et aussi prendre un café. Après, à partir de 11h, c'est une “petite tranche de galère” parce qu’il n’y a pas de lieu d’accueil, rien. À 12h30, j’allais dans un restaurant social qui sert des repas aux personnes en précarité, là aussi il y avait la queue. Parfois tu ne peux même pas y accéder tellement il y a de monde, ça créé des tensions avec les “habitués”. Quand moi je suis arrivé, j’étais un nouveau, j’avais peur d’y aller alors j’attendais la fin du service. Mais parfois à la fin, y’avait plus rien à manger. Et ensuite, j’étais occupé à chercher un endroit tranquille pour dormir le soir, pouvoir poser mes bagages. J’avais un grand sac à dos avec toutes mes affaires, et certaines affaires de ma fille. 

La nuit, c’est très long. Il n’y a plus l’agitation de la fin de journée, avec les gens qui sortent du travail, boivent des verres en terrasse, avec qui tu peux parler un peu. La nuit tu sais que tout le monde est chez eux, dans leur confort. La vraie solitude, c'est quand tu sais que les transports en commun ont terminé leur service et que toi tu es à l’arrêt de bus en train d’attendre que le temps passe, blotti dans ton duvet. Le plus dur dans la rue c’est ça, la solitude. Parce que quand tu es tout seul, tu es face à tes problèmes, le silence est lourd, tu réfléchis en permanence à ce que tu pourrais faire pour que le lendemain soit une meilleure journée. 

 

Les bonnes rencontres, les premiers espoirs  

J’ai eu la chance, dans ma malchance, de rencontrer des personnes qui faisaient des maraudes, comme l'Écoute de la rue ou La Cloche. Elles passent en ville avec des petits repas chauds, parfois des produits d’hygiène. Pendant le Covid, elles étaient là aussi pour nous donner des masques ou des dérogations, parce que parfois la police me demandait ce que je faisais dehors pendant le confinement... J’ai rencontré Toit à Moi, par l’intermédiaire de l’association Permis de Construire qui a proposé mon dossier pour un logement. Dans mon dossier j’avais écrit que ma priorité c’était de pouvoir revoir ma fille, et de m’en sortir. 

Et ça a marché. Toit à Moi a accepté ma “candidature”, ils m’ont écouté alors que j’avais perdu tout espoir. C’était comme gagner au loto mais ne pas pouvoir y croire, même avec le ticket gagnant dans la main ! Ça m’a enlevé un poids, mais... Comment vous décrire mon état ? D’un côté j’étais heureux, d’un autre j’étais inquiet car je ne savais pas ce qui m’attendait pour la suite. Dans la rue, penser à l’endroit où dormir, essayer de régler ses problèmes, ça vous occupe la journée, ça vous empêche de ruminer, ça casse l’ennui. Mais une fois les problèmes maitrisés, j’allais trouver quoi derrière ? C’était l’inconnu. 

 

Retrouver ses marques, ça prend du temps 

Quand j’ai rejoint Toit à Moi, la responsable de l’action a pris le temps de voir avec moi le règlement, les objectifs que l’on s’est fixés pour que je m’en sorte. C’est une sorte de contrat moral entre moi et Toit à Moi. Je ne pensais pas que j’allais avoir l’appartement tout de suite, j’avais prévu de cacher mon sac dans un endroit secret mais on m’a dit de venir avec mes affaires parce que... l’appartement était déjà disponible ! On m’a dit « voilà, on va te déposer dans “ton chez toi” » et un bénévole m’y a conduit. Ça m’a fait vraiment très très bizarre. Je m’attendais pas du tout à dormir au chaud tout de suite après avoir signé le contrat.  

La première semaine a été un peu compliquée parce qu’il fallait s’adapter. Comment vous dire ? C’est comme si tout à coup vous aviez un château et on vous laisse seul dedans. On ne sait pas quoi faire, c’est stressant, le silence est inhabituel, au départ ce n’est pas un silence rassurant. Pouvoir laisser son sac et savoir que dans 3 heures il sera toujours là ? C’était inhabituel pour moi. C’est pour ça que c’est bien qu’on soit entouré par Toit à Moi à ce moment-là.  

J’ai enfin pu dire à ma fille : voilà, au lieu de se donner rendez-vous à la gare, dans un parc ou ailleurs, je vais pouvoir te donner rendez-vous “chez moi”. Le fait de pouvoir utiliser l’expression “chez moi” ça a vraiment changé quelque chose. 

Préparer demain 

Mon état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très confiant, ça n’aurait pas été le cas sans l’association. J’ai pu travailler sur moi-même et sur d’autres problèmes, ne pas reperdre pied. Mes objectifs c’est de pouvoir avoir mon appartement à moi, garder le lien avec ma fille et trouver un travail. Je suis inscrit dans plusieurs boîte d’intérim. Il y a encore des moments difficiles, quand j’étais à la rue les périodes des fêtes ou les jours fériés c’était les plus dures, aujourd’hui j’ai appris à les apprécier. Entre le logement et le lien avec ma fille, j’ai pu réapprécier des moments du quotidien classique, simple. La vie, quoi. »

Souleymane, aboubacar et clovis

Souleymane, Aboubacar (également accompagné par l'antenne) et Clovis (responsable de l'action), lors d'une sortie à la mer

,

Grâce à vous

♥  Si cette belle histoire a été possible, c'est grâce au courage de Souleymane, mais aussi aux parrains et marraines qui nous font confiance et nous permettent d'accueillir et d'accompagner des personnes en difficulté dans des logements, le temps qu'il leur faut pour se reconstruire.

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Portrait de Souleymane dans son logement tremplin toit à moi

Souleymane - « J’ai connu la grande solitude. Maintenant, je peux enfin accueillir ma fille “chez moi” »

Témoignage
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Souleymane a été sans-abri 3 ans avant de croiser la route de Toit à Moi à Nantes. 3 années de galères, de solitude et de sentiment de honte qu’il apprend peu à peu à mettre derrière lui. Jeune papa, il a toujours eu un objectif qui l’a aidé à tenir : garder le lien avec sa fille, et pouvoir l’accueillir “chez lui”. Pour Toit à Moi, il raconte son quotidien de sans abri, ses émotions lorsqu’il a appris qu’un logement était disponible, et ses espoirs pour la suite. 

 

La descente aux enfers 

« Je m'appelle Souleymane, ça fait 3 ans que je suis accompagné par Toit à Moi. 

Suite à une séparation, je me suis retrouvé à la rue, pendant 3 ans. C’était difficile de voir ma fille pendant cette période, j’étais “jeune père” et “jeune SDF” en même temps, et les deux ensemble ça ne fait pas la paire. 

Pendant un moment je n’ai plus donné de nouvelles à ma famille, elle n’était pas au courant de ma situation et pensait que tout allait bien. Mais ça n’allait pas, j'étais perdu, je n’avais pas “d’ange gardien” qui m’aide à remonter à la surface. On a quelque part une sorte de fierté de vouloir résoudre le problème soi-même, sans demander l'aide de personne. J'ai essayé, mais quand tu es tout seul, dans la rue, c’est très compliqué.  

 

À quoi ressemble le quotidien d’une personne sans abri ? 

Mon quotidien à la rue ? La première chose que tu fais quand tu te lèves, c’est de trouver un endroit pour te laver. Parce que quand tu es propre, tu te sens aussi “propre” dans la tête. À cette époque, il y avait un bain-douche où tu pouvais te laver et aussi prendre un café. Après, à partir de 11h, c'est une “petite tranche de galère” parce qu’il n’y a pas de lieu d’accueil, rien. À 12h30, j’allais dans un restaurant social qui sert des repas aux personnes en précarité, là aussi il y avait la queue. Parfois tu ne peux même pas y accéder tellement il y a de monde, ça créé des tensions avec les “habitués”. Quand moi je suis arrivé, j’étais un nouveau, j’avais peur d’y aller alors j’attendais la fin du service. Mais parfois à la fin, y’avait plus rien à manger. Et ensuite, j’étais occupé à chercher un endroit tranquille pour dormir le soir, pouvoir poser mes bagages. J’avais un grand sac à dos avec toutes mes affaires, et certaines affaires de ma fille. 

La nuit, c’est très long. Il n’y a plus l’agitation de la fin de journée, avec les gens qui sortent du travail, boivent des verres en terrasse, avec qui tu peux parler un peu. La nuit tu sais que tout le monde est chez eux, dans leur confort. La vraie solitude, c'est quand tu sais que les transports en commun ont terminé leur service et que toi tu es à l’arrêt de bus en train d’attendre que le temps passe, blotti dans ton duvet. Le plus dur dans la rue c’est ça, la solitude. Parce que quand tu es tout seul, tu es face à tes problèmes, le silence est lourd, tu réfléchis en permanence à ce que tu pourrais faire pour que le lendemain soit une meilleure journée. 

 

Les bonnes rencontres, les premiers espoirs  

J’ai eu la chance, dans ma malchance, de rencontrer des personnes qui faisaient des maraudes, comme l'Écoute de la rue ou La Cloche. Elles passent en ville avec des petits repas chauds, parfois des produits d’hygiène. Pendant le Covid, elles étaient là aussi pour nous donner des masques ou des dérogations, parce que parfois la police me demandait ce que je faisais dehors pendant le confinement... J’ai rencontré Toit à Moi, par l’intermédiaire de l’association Permis de Construire qui a proposé mon dossier pour un logement. Dans mon dossier j’avais écrit que ma priorité c’était de pouvoir revoir ma fille, et de m’en sortir. 

Et ça a marché. Toit à Moi a accepté ma “candidature”, ils m’ont écouté alors que j’avais perdu tout espoir. C’était comme gagner au loto mais ne pas pouvoir y croire, même avec le ticket gagnant dans la main ! Ça m’a enlevé un poids, mais... Comment vous décrire mon état ? D’un côté j’étais heureux, d’un autre j’étais inquiet car je ne savais pas ce qui m’attendait pour la suite. Dans la rue, penser à l’endroit où dormir, essayer de régler ses problèmes, ça vous occupe la journée, ça vous empêche de ruminer, ça casse l’ennui. Mais une fois les problèmes maitrisés, j’allais trouver quoi derrière ? C’était l’inconnu. 

 

Retrouver ses marques, ça prend du temps 

Quand j’ai rejoint Toit à Moi, la responsable de l’action a pris le temps de voir avec moi le règlement, les objectifs que l’on s’est fixés pour que je m’en sorte. C’est une sorte de contrat moral entre moi et Toit à Moi. Je ne pensais pas que j’allais avoir l’appartement tout de suite, j’avais prévu de cacher mon sac dans un endroit secret mais on m’a dit de venir avec mes affaires parce que... l’appartement était déjà disponible ! On m’a dit « voilà, on va te déposer dans “ton chez toi” » et un bénévole m’y a conduit. Ça m’a fait vraiment très très bizarre. Je m’attendais pas du tout à dormir au chaud tout de suite après avoir signé le contrat.  

La première semaine a été un peu compliquée parce qu’il fallait s’adapter. Comment vous dire ? C’est comme si tout à coup vous aviez un château et on vous laisse seul dedans. On ne sait pas quoi faire, c’est stressant, le silence est inhabituel, au départ ce n’est pas un silence rassurant. Pouvoir laisser son sac et savoir que dans 3 heures il sera toujours là ? C’était inhabituel pour moi. C’est pour ça que c’est bien qu’on soit entouré par Toit à Moi à ce moment-là.  

J’ai enfin pu dire à ma fille : voilà, au lieu de se donner rendez-vous à la gare, dans un parc ou ailleurs, je vais pouvoir te donner rendez-vous “chez moi”. Le fait de pouvoir utiliser l’expression “chez moi” ça a vraiment changé quelque chose. 

Préparer demain 

Mon état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très confiant, ça n’aurait pas été le cas sans l’association. J’ai pu travailler sur moi-même et sur d’autres problèmes, ne pas reperdre pied. Mes objectifs c’est de pouvoir avoir mon appartement à moi, garder le lien avec ma fille et trouver un travail. Je suis inscrit dans plusieurs boîte d’intérim. Il y a encore des moments difficiles, quand j’étais à la rue les périodes des fêtes ou les jours fériés c’était les plus dures, aujourd’hui j’ai appris à les apprécier. Entre le logement et le lien avec ma fille, j’ai pu réapprécier des moments du quotidien classique, simple. La vie, quoi. »

Souleymane, aboubacar et clovis

Souleymane, Aboubacar (également accompagné par l'antenne) et Clovis (responsable de l'action), lors d'une sortie à la mer

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♥  Si cette belle histoire a été possible, c'est grâce au courage de Souleymane, mais aussi aux parrains et marraines qui nous font confiance et nous permettent d'accueillir et d'accompagner des personnes en difficulté dans des logements, le temps qu'il leur faut pour se reconstruire.

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